Rentrée littéraire 2017

Page des libraires 185 (Rentrée littéraire 2017)

par Habib, Georges-Marc

Bakhita

par Olmi, Véronique
Bakhita, née au Darfour au milieu du XIXe siècle, est enlevée par des négriers à l'âge de 7 ans. Revendue sur un marché des esclaves au Soudan, elle passera de maître en maître, et sera rachetée par le consul d'Italie. Placée chez des religieuses, elle demande à y être baptisée puis à devenir soeur.

Une odyssée : Un père, un fils, une épopée

par Mendelsohn, Daniel
Lorsque Jay Mendelsohn, âgé de 81 ans, décide de suivre le séminaire que son fils Daniel consacre à l'Odyssée d'Homère, père et fils commencent un périple intellectuel et émotionnel de grande ampleur

Mercy, Mary, Patty

par Lafon, Lola
En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée contre rançon  par un groupuscule révolutionnaire dont elle ne tarde pas à épouser la cause. Un  événement mémorable dont la résonance va également 'kidnapper'l'existence de trois femmes de générations différentes : une Américaine et deux Françaises tour à tour attachées à comprendre et reconfigurer cet épisode. Par ce roman sur l'influence décisive de leur rencontre éphémère, par sa relecture de l'affaire Hearst et de son impact médiatique et politique, Lola Lafon s'empare d'une icône paradoxale de la'story'américaine,   de son rayonnement dans l'espace public et du chavirement qu'elle a  engendré dans le destin de ses héroïnes.

Nos Richesses

par Adimi, Kaouther
En 1935, Edmond Charlot, 20 ans, ouvre une librairie à Alger avec la volonté de promouvoir de jeunes écrivains de la Méditerranée sans distinction de langue ou de religion. En 2017, Ryad, 20 ans, étudiant à Paris, n'éprouve qu'indifférence pour la littérature. De passage à Alger, il doit vider de ses livres un local, tâche qui est étrangement compliquée par la surveillance du vieil Abdallah.

Le courage qu'il faut aux rivières / roman

par Favier, Emmanuelle
Elles ont fait le serment de renoncer à leur condition de femme. En contrepartie, elles ont acquis les droits que la tradition réserve depuis toujours aux hommes : travailler, posséder, décider. Manushe est l’une de ces « vierges jurées » : dans le village des Balkans où elle vit, elle est respectée par toute la communauté. Mais l’arrivée d’Adrian, un être au passé énigmatique et au regard fascinant, va brutalement la rappeler à sa féminité et au péril du désir. Baignant dans un climat aussi concret que poétique, ce premier roman envoûtant et singulier d’Emmanuelle Favier a la force du mythe et l’impalpable ambiguïté du réel.

Summer

par Sabolo, Monica
Lors d'un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image  : celle d'une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l'eau. Ou ailleurs 'Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d'une famille figée dans le silence et les apparences. Comment vit-on avec les fantômes 'Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant

Un loup pour l'homme

par Giraud, Brigitte
Printemps 1960 Antoine est appelé pour l'Algérie au moment où Lila, sa toute jeune femme, est enceinte. Il demande à ne pas tenir une arme et se retrouve infirmier à l'hôpital militaire de Sidi-Bel-Abbès. Ce conflits c'est à travers les récits que lui confient jour après jour les " soldats en pyjama" qu'il en mesure la férocité.Et puis il y a Oscar, amputé d'une jambe et enfermé dans un mutisme têtu, qui l'aimante étrangement. Avec lui, Antoine découvre la véritable raison d'être de sa présence ici : " prendre soin ". Rien ne saura le détourner de ce jeune caporal, qu'il va aider à tout réapprendre et dont il faudra entendre l'aveu. Pas même LIla, venue le rejoindre

Souvenirs de la marée basse

par Thomas, Chantal
Nager. Nager pour fuir les contraintes, pour échapper aux vies imposées, aux destins réduits, aux disciplines. C’est ce qu’a sans doute ressenti Jackie toute sa vie, démarrée en 1919 et prolongée pendant presque un siècle dans une liberté secrète, obstinée, qui la fit jusqu’à la fin parcourir des kilomètres pour aller se baigner sur sa plage préférée, à Villefranche-sur-Mer. Entre-temps elle s’était mariée, avait quitté Lyon pour Arcachon, puis, devenue jeune veuve, avait échangé le cap Ferret contre le cap Ferrat, avec sa mer plus chaude, son grand été.

Underground Railroad

par Whitehead, Colson
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord. De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, le « misérable cœur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

Ces rêves qu'on piétine

par Spitzer, Sébastien
Avril 1945. Magda Goebbels descend dans le Führerbunker avec ses six enfants. Adulée du peuple et de son Führer, l'ambitieuse "première dame" du Reich a tout fait pour effacer l'ancienne Magda, fille adoptive chérie de Richard Friedländer, commerçant, allemand et juif. Raflé parmi les premiers, Richard n'a jamais cessé de lui écrire. À plusieurs kilomètres, quelques rescapés des camps tentent d'échapper à l'enfer. Parmi eux, Ava, enfant du KZ-Bordell d'Auschwitz, est la dernière dépositaire d'un précieux rouleau de cuir. À l'intérieur, les lettres d'un père, raflé parmi les premiers, à sa fille ; les lettres de Richard Friedländer à une certaine... Magda. Tandis que Magda s'enfonce dans l'abîme de la folie nazie, Ava, ultime passeuse d'une tragique mémoire, tente d'échapper à son destin.

Point cardinal

par Récondo, Léonor de
Sur le parking d’un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille méticuleusement, tristement. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, volait quelques instants de joie et dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable. Laurent, en tenue de sport, a remis de l’ordre dans sa voiture et dissimulé dans le coffre la mallette contenant ses habits de fête. Il s’apprête à retrouver femme et enfants pour le dîner.

Le coeur battant de nos mères

par Bennett, Brit
"Tous les grands secrets ont un goût particulier". Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l'a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l'élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l'extrême par le poids du secret. Dans la lignée d'Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett donne voix à des héros en quête d'accomplissement et nous offre un roman lumineux, inoubliable.

Zabor ou Les psaumes / roman

par Daoud, Kamel
Orphelin de mère, mis à l'écart par son père, il a grandi dans la compagnie des livres qui lui ont offert une nouvelle langue. Depuis toujours, il est convaincu d'avoir un don : s'il écrit, il repousse la mort ; celui qu'il enferme dans les phrases de ses cahiers gagne du temps de vie. Ce soir, c'est auprès de son père moribond qu'il est appelé par un demi-frère honni' Fable, parabole, confession, le deuxième roman de Kamel Daoud célèbre la folle puissance de l'imaginaire et rend hommage à la langue française comme espace d'infinie liberté.

L'Art de perdre

par Zeniter, Alice

La tour abolie / roman

par Mordillat, Gérard
« Quand les pauvres n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches ! » La Tour Magister s'élève sur trente-huit étages au cœur de la Défense et s'enfonce dans sept sous-sols où survit une population de misérables, de junkies, de déclassés. Ecrit dans une langue nerveuse, inventive, La tour abolie – « ma Divine Comédie sociale » confesse Mordillat – est un livre sur l’effondrement de notre monde et de sa destruction. Destruction des corps par la misère, la pauvreté, l’abandon. Destruction des relations familiales et sociales. Destruction des idées. Destruction des sentiments. Les personnages de ce livre, pas moins d’une cinquantaine, n’ont qu’une seule obsession : manger. Du sommet au septième sous-sol, c’est la faim qui les gouverne : faim de pouvoir, faim de richesse, faim de nourriture.

La salle de bal

par Hope, Anna
Lors de l'hiver 1911, l'asile d'aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l'enfance. Si elle espère d'abord être rapidement libérée, elle finit par s'habituer à la routine de l'institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l'intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un «mélancolique irlandais». Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris. À la tête de l'orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l'eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d'esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John. Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse. Anna Hope est née à Manchester. Elle a étudié à Oxford et à Londres. Après Le chagrin des vivants, La salle de bal est son deuxième roman

L'Avancée de la nuit

par Alikavazovic, Jakuta
«Mais à l'hôtel il en va autrement, l'hôtel est le lieu de leur intimité, celui où ils se regardent, où ils s'approchent, farouches et fiers, jusqu'à sentir rayonner la chaleur de l'autre, de sa peau, avant même de l'avoir touchée. Avant même de l'avoir vue, cette peau qui n'attend que la caresse.» Paul, étudiant et gardien d'hôtel, est fasciné par Amélia, l'occupante de la chambre 313. Tout chez elle est un mystère, ses allées et venues comme les rumeurs qui l'entourent. Lorsque Amélia disparaît, Paul ignore qu'elle s'est rendue à Sarajevo, à la recherche de sa mère, d'un pan inconnu de son histoire'et de la nôtre : celle de la dernière guerre civile qui a déchiré l'Europe. Dans ce roman incandescent, Jakuta Alikavazovic évoque ce qui est perdu et ce qui peut encore être sauvé.

Véra

par Geary, Karl
Sonny est un jeune Irlandais de 16 ans. Bien sûr, il rêve d’ailleurs. Lorsqu’il croise le regard de Vera, sa beauté lui donne immédiatement le vertige. Il oublie tout : la boucherie dans laquelle il travaille après l’école, sa mère qui s’étiole dans la cuisine, son père irresponsable qui perd l’argent de la famille dans des paris. Vera ne dit jamais son âge. Elle parle peu. Mais elle sait écouter Sonny comme personne ne l’a fait jusqu’à présent. Vera et Sonny vont vivre une histoire. Intense, dévastatrice et sublime. On sait dès les premiers gestes de tendresse que l’état de grâce ne peut durer, mais on est emporté par la justesse de l’écriture, par la puissance émotionnelle de ce roman. Comme le cinéaste Kenneth Lonergan dans Manchester by The Sea, Karl Geary a composé un mélodrame poignant, tout en retenu.

Des châteaux qui brûlent : roman

par Bertina, Arno
«De la masse qu'on formait autour de lui, "avec lui" pour ainsi dire, une main aurait pu s'extraire sans que personne, ensuite, ne soit en mesure de dire qui était au bout, quel bras et quel visage, et elle l'aurait frappé, lui, et ç'aurait été le déclencheur d'autres coups de poing, la curée, le truc pour se vider sur une victime, le bouc émissaire - que nos blessures et nos misères elles changent de camp.» Des châteaux qui brûlent raconte la séquestration d'un secrétaire d'État par les salariés d'un abattoir placé en liquidation judiciaire. Arno Bertina y fait résonner la parole singulière de toutes les forces en présence - comment elles s'affrontent et libèrent des puissances insoupçonnées. Dans le huis clos de l'usine occupée, chacun se découvre du souffle. Ce roman dit les heurts et bonheurs d'une insurrection aujourd'hui. Des châteaux qui brûlent raconte la séquestration d'un secrétaire d'État par les salariés d'un abattoir placé en liquidation judiciaire. Dans le huis clos de l'usine occupée, chacun se découvre du souffle.

Ascension

par Delecroix, Vincent
Le narrateur, Chaïm Rosenzweig, a publié sans grand succès quelques livres sous le pseudonyme de Vincent Delecroix. Pour gagner sa vie, il travaille dans la teinturerie de son père, à Paris. Inexplicablement, la NASA l'a désigné pour faire partie de l'équipage d'une navette spatiale qui doit, pour sa dernière mission, rejoindre la Station internationale. Après des mois d'entraînement émaillés d'incidents invraisemblables et de conversations délirantes, Chaïm finit par embarquer à bord de la navette en compagnie d'un équipage haut en couleur. Or ce voyage, sous son apparente bouffonnerie, a une dimension insoupçonnée. Peut-être cette mission est-elle vraiment la dernière. Il faut dire qu'un passager imprévu - et néanmoins célébrissime - vient soudain révéler sa présence en pleine ascension'Vincent Delecroix laisse souffler sur son roman un vent de folie. Sa vitalité, son inventivité et son humour sont ici mis au service d'une réflexion sur le mal et le renoncement. Vincent Delecroix est romancier et philosophe.

Sucre noir

par Bonnefoy, Miguel
Dans un village des Caraïbes, la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l'ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l'héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d'autres horizons.  Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu'elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument.   Dans ce roman aux allures de conte philosophique, Miguel Bonnefoy réinvente la légende de l'un des plus célèbres corsaires pour nous raconter le destin d'hommes et de femmes guidés par la quête de l'amour et contrariés par les caprices de la fortune. Il nous livre aussi,  dans une prose  somptueuse inspirée du réalisme magique des écrivains sud-américains, le tableau émouvant et enchanteur d'un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices.    Finaliste du Goncourt du Premier Roman et lauréat de nombreuses distinctions (dont le prix de la Vocation, le prix des cinq continents de la francophonie « mention spéciale »), Miguel Bonnefoy est l'auteur du très remarqué «Voyage d'Octavio» (Rivages, 2015), qui a été traduit dans plusieurs langues

Cette chose étrange en moi : La vie, les aventures, les rêves du marchand de boza Mevlut Karatas et l'histoire de ses amis et tableau de la vie à Istanbul entre 1969 et 2012, vue par les yeux de nombreux personnages

par Pamuk, Orhan
Comme tant d'autres, Mevlut a quitté son village d'Anatolie pour s'installer sur les collines qui bordent Istanbul. Il y vend de la boza, cette boisson fermentée traditionnelle prisée par les Turcs. Mais Istanbul s'étend, le raki détrône la boza, et pendant que ses amis agrandissent leurs maisons et se marient, Mevlut s'entête. Toute sa vie, il arpentera les rues comme marchand ambulant, point mobile et privilégié pour saisir un monde en transformation. Et même si ses projets de commerce n'aboutissent pas et que ses lettres d'amour ne semblent jamais parvenir à la bonne destinataire, il relèvera le défi de s'approprier cette existence qui est la sienne. En faisant résonner les voix de Mevlut et de ses amis, Orhan Pamuk décrit l'émergence, ces cinquante dernières années, de la fascinante mégapole qu'est Istanbul. Cette «chose étrange», c'est à la fois la ville et l'amour, l'histoire poignante d'un homme déterminé à être heureux. Orhan Pamuk, né en 1952 à Istanbul, est aujourd'hui l'auteur turc le plus lu au monde. Connu également pour son engagement intellectuel et politique, il a reçu de nombreux prix littéraires et distinctions. Il est le lauréat du prix Nobel de littérature en 2006. Son'uvre, traduite en soixante langues, est disponible aux Éditions Gallimard

Paysage perdu

par Oates, Joyce Carol
C'est avec un mélange d'honnêteté brute et d'intuition acérée que Joyce Carol Oates revient sur ses jeunes années. Son enfance pauvre dans une ferme de l'État de New York fourmille de souvenirs : ses parents aimants, ses grands-parents hongrois, les animaux, la végétation, le monde ouvrier, l'école. Ces années lui offrent à la fois un univers intime rassurant, mais un univers limité, cerné par des territoires inaccessibles, propices à enflammer l'imagination de la jeune fille qui trouve là ses premières occasions de fiction. Des territoires où la mort rôde et où les êtres souffrent : cette maison dans la forêt où les enfants sont battus par un père ivrogne qui y mettra le feu ; sa camarade Cynthia, ambitieuse élève qui se suicidera à l'âge de dix-huit ans ; sa soeur cadette autiste, Lynn Ann, qui deviendra violente au point de dévorer littéralement les livres de son aînée' Joyce Carol Oates explore le monde à travers les yeux de l'enfant et de l'adolescente qu'elle était, néanmoins consciente des limites de sa mémoire après tant d'années. Cette lectrice d'Alice au pays des merveilles sait que la vie est une succession d'aventures sans fin, qui voit se mêler comédie et tragédie, réalité et rêverie. La plume toujours ciselée, l'oeil aiguisé, Oates arpente un endroit et un temps oubliés qui virent la naissance de l'écrivain qu'elle est devenue, un voyage captivant qui ne manquera pas de renvoyer son lecteur à ses propres paysages perdus

Les Bourgeois

par Ferney, Alice
Ils se nomment Bourgeois et leur patronyme est aussi un mode de vie. Ils sont huit frères et deux soeurs, nés à Paris entre 1920 et 1940. Ils grandissent dans la trace de la Grande Guerre et les prémices de la seconde. Aux places favorites de la société bourgeoise – l’armée, la marine, la médecine, le barreau, les affaires –, ils sont partie prenante des événements historiques et des évolutions sociales. De la décolonisation à l’après-Mai 68, leurs existences embrassent toute une époque. La marche du monde ne décourage jamais leur déploiement.

Nos vies

par Lafon, Marie-Hélène
« J’ai l’oeil, je n’oublie à peu près rien, ce que j’ai oublié, je l’invente.J’ai toujours fait ça, comme ça, c’était mon rôle dans la famille, jusqu’à la mort de grand-mère Lucie, la vraie mort, la seconde. Elle ne voulait personne d’autre pour lui raconter, elle disait qu’avec moi elle voyait mieux qu’avant son attaque. » Le Franprix de la rue du Rendez-Vous, à Paris. Une femme, que l’on devine solitaire, regarde et imagine. Gordana, la caissière. L’homme encore jeune qui s’obstine à venir chaque vendredi matin... Silencieusement elle dévide l’écheveau de ces vies ordinaires. Et remonte le fil de sa propre histoire.

Ils vont tuer Robert Kennedy

par Dugain, Marc
Un professeur d’histoire contemporaine de l’université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat de Robert Kennedy. Le roman déroule en parallèle l’enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l’hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy. Celui-ci s’enfonce dans la dépression après l’assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l’élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable. Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l’histoire des États-Unis des années soixante.

Neverland

par Fombelle, Timothée de
Neverland est l'histoire d'un voyage au pays perdu de l'enfance, celui que nous portons tous en nous. À la fois livre d'aventure et livre-mémoire, il ressuscite nos souvenirs enfouis. Après son immense succès en littérature jeunesse (Tobie Lolness, Vango, Le livre de Perle), Timothée de Fombelle signe son premier livre pour adultes. « Je suis parti un matin en chasse de l'enfance. Je ne l'ai dit à personne. J'avais décidé de la capturer entière et vivante. Je voulais la mettre en lumière, la regarder, pouvoir en faire le tour. Je l'avais toujours sentie battre en moi, elle ne m'avait jamais quitté. »

L'ordre du jour

par Vuillard, Eric
E. Vuillard retrace les événement et les coulisses de l'Anschluss, lorsque la Wehrmacht entre triomphalement en Autriche, et s'interroge sur les fondements des premiers exploits de l'armée nazie, entre rapidité, modernité, marchandages et intérêts. Electre 2017

La beauté des jours / roman

par Gallay, Claudie
Jeanne a tout pour connaître un bonheur tranquille : deux filles étudiantes, un mari attentionné, une amie fidèle, un boulot stable. Passionnée par Marina Abramovic, l'artiste-performeuse célèbre pour avoir, dans son travail, mis en jeu son existence et ses amours, Jeanne n'aime pas moins les surprises, l'inattendu. Cet été-là, le hasard se glisse'et elle-même l'invite'dans son quotidien'Un roman lumineux et tendre sur la force libératrice de l'art. Et sur la beauté de l'imprévisible.

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